Que de motivation il me faut pour écrire ce post alors qu’il est 17h, qu’une montagne de linge m’attend à la maison, qu’il faut balayer et nettoyer un peu, qu’on a tout les repas à préparer pour la traditionnelle virée à Colima des Mardi et Mercredi…. Raaaa !
Mais je sens l’inspiration qui grandit !
On s’est mis en route pour San Salvador pas très frais vendredi, sans grande perspective pour la soirée. C’est encore peu connaître les français de San Salvador qui paraissent un peu fous comparés à nous, petits mémères de village que nous sommes en train de devenir. Allez, afin de nous rappeler à la réalité de nos 23 ans, on s’est couché à 4h du mat’, pour se lever à 7h pour aller escalader un volcan. Rien de plus normal.
Après quelques bus, nous voilà au sommet du Cerro Verde, rejoignant le groupe qui s’apprête à partir pour une rando de trois heures. Petit debriefing avant le départ, à vrai dire, je ne prête qu’une oreille discrète au discours du guide qui se fait un peu alarmiste sur la nécessité d’être en bonne condition physique pour l’ascension, Julien me le rappellera par la suite ! Après tout, e me sens bien dans mes baskets, même avec trois heures de sommeil dans les pattes, « pas de raison que ça le fasse pas » comme on dirait avec Juliette un dimanche matin de concours hippique au mois d’août !
On commence par descendre 1350 marches dans une jungle avec des vraies lianes, de la vraie brume, et du petit potentiel de glissade : les jambes ne vont toujours pas trop mal. Une petite demi-heure comme ça, et nous voilà arrivés au pied du volcan Izalco, notre futur meilleur ennemi. La première perspective est la suivante : il faudra remonter les 1350 marches, quel plaisir !
Nouvelle mise en garde des guides, « Vous pouvez encore faire demi-tour su vous voulez ». Nan mais z’êtes pas bien, je me suis pas tappée autant de bus pour rester au pied du volcan ; à ce stade, on sait pourtant déjà pertinemment bien qu’avec la brume, on ne verra pas grand-chose au sommet de celui qu’on appelle « le phare du pacifique » du temps où il était en éruption! Mais c’est histoire de…
Histoire de se faire des frayeurs oui ! La montée s’avère difficile, les pierres se dérobent sous nos pieds, l’escalade dans la verticalité avec pour seule aide des cailloux volcaniques qui tranchent un peu les m
ains ne se révèlent pas une partie de plaisir. Le sac à dos pèse sur les épaules, on regrette d’avoir fait les cons la veille, et je me dis à un moment que je n’y arriverais jamais. La vraie peur, c’est quand il me traverse l’esprit que la descente pourrait être par le même chemin : et puis je me dis que c’est tout simplement impossible, et là, bonne nouvelle au sommet, il y a un autre chemin. Sauvés… On grimpe dans un brouillard permanent, mais arrivés au sommet, le plaisir n’est pas boudé, on l’a fait, en près de deux heures de lutte, mais on l’a fait. Le désormais traditionnel sandwich avocat-banane pour recharger les batteries se laissent vraiment appréciés. De l’intérieur du volcan se dégage des volutes de fumée moite et brûlante.
Le cratère est petit, mais la vue se dégage un petit peu, pas assez pour voir San Salvador ou la Pacifique, mais tant pis, on se résigne à savourer la demi-prouesse physique. Je peut sans doute préciser quand même que quand je dis On, c’est Laure et moi, puisque Julien, après une petite peur de fringale au pied du Volcan, est reparti bon pied bon œil sans s’occuper de nous…
Bon, une fois monter sur le volcan le plus jeune du Salvador, il faut redescendre, je ne vous apprend rien. Et quand la descente s’avère plus compliquée la montée, l’ordre normal des choses n’est plus. Julien nous annonce la couleur pendant le pique-nique : « j’ai vu le chemin (ah ah petit malin…), il va falloir tenter le surf dans le sable ! ». C’est l’idée, on ne peut pas le faire autrement qu’en se laissant glisser, au début du moins quand c’est vraiment raide. Sauf qu’il y a de temps en temps dans le sable un vieux caillou dégueu qui freine le pied et nous fait nous étaler dans le sable, pas loin des pierres tranchantes… Mes jambes tremblent parce que contractées en permanence et mon pied se fait de moins en moins sûr. La vidéo (si elle charge correctement) n’est pas prise au moment le plus délicat, et je sais pas si ca sera aussi impressionnant que dans la vraie vie… Enfin bref, j’en ai chié, et puis autant vous dire que les 1350 marches à remonter ont porté le coup final.
Voilà, après tout cela, on a goûté au repos bien mérité (après encore du stop, un bus et 45 minutes de marche, pfff) au bord de lac de Coatepeque, absolument immense dans le cratère d’un volcan tout aussi grand. Qu’il fait bon de batifoler dans l’eau après toutes ces péripéties, une eau propre (comment comment ?) et fraiche à souhait !
Le dîner nous est servi à 18h puisque nous dormons dans une coopérative et que tout le monde s’en va. On arrive quand même à discuter à bâtons rompus jusqu’à 20h30, et puis on est tombé comme des mouches…
Et puis vient le temps du retour après une petite pause déjeuner. Les gens viennent nombreux de San Salvador pour déjeuner face au Lac, sur des petits restaurants à ponton. Passent par là de vieux monsieur avec les chansons populaires dans leur guitare, et pas que pour le plaisir des touristes puisqu’il n’y en a que bien peu par ici ! Près de nous, une famille paye pour écouter un petit vieux qui passe par là : on pense au même moment la même chose, « quelle belle voix, on va se faire plaisir ! »
Il nous propose La Bomba pour commencer, puis quelques autres moins connues de nous. Voilà, après du stop, du bus, deux pupusas et le plaisir à savourer de rentrer à Suchitoto, me voilà dans mon lit, seules avec mes courbatures, à rêver à la prochaine virée à Colima. La vie n’est qu’un éternel recommencement !


4 commentaires:
j'ai testé la descente surf des volcans sur le vulcano et stromboli lors d'une colo ou l'on faisait les iles éoliennes et la sicile!!
C'était génial mais j'avoue ne pas avoir eu les pierres tranchantes lol!!
De toute facon moi j'étais toujours contente de descendre vite..genre le volcan pas content que tu lui es grimpé dessus, il va t'exploser en pleine figure..:-))
cauchemard qd tu nous tiens....
Ah la la même dans un pays lointain tu gardes le rythme des concours d'été!!!!
Tu as de l'entraînement au moins...
Par contre celui pour grimper sur les volcans et en redescendre, son absence se fait sentir...
Ce qui est certain c'est qu'à ce rythme tu vas revenir transformée en une vraie athlète!!!!
La merveilleuse (mais très triste) histoire de Boum! la touriste
Il était une fois une française blonde qui était partie au Salvador faire un stage et voir du pays. Elle s'appelait Martine et n'avait peur de rien.
Un beau jour, la jeune touriste, pas couarde pour un sou, animée par l'envie de découvrir ce que ça rendait "San Salvador vu d'en haut" décida de partir à la conquête du terrible volcan Izalco.
Alors elle grimpa et grimpa encore des milliers de marches.
Une fois en haut, elle senti la terre vibrer, et ... Boum! la touriste!
Et oui, j'avais prévenu c'est une histoire très triste.
Pour sécher vos larmes, que j'imagine abondantes, égayez-vous en lisant cette petite variante de l'histoire de BOUM! la touriste.
«C'est l'histoire d'un chien qui traverse la rue. Une voiture surgit. Et Paf le chien. »
ou encore :
« Zip le pingouin : C'est un pingouin qui se balade sur la banquise, et Zip le pingouin. »
Et enfin : (toujours plus drôle)
« Boum la tortue : C'est l'histoire de Boum la tortue qui se balade dans un champ de mine au Kazakhstan, et Boum la tortue. »
Sur ce grand moment d'Humour, je te souhaite une bonne continuation! ;-)
j'adore le concours de "bassitude", nous n'avons pour l'instant que deux concurrents sérieux, Jm et Flo qui se trippent à tour de rôle... avis aux amateurs/amatrices!
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