lundi 12 mai 2008

Il suffira d'un signe....

Je dois me sentir obligée de croire au signe qui a été envoyé de je ne sais où cette fin de semaine. Rappelez-vous, dans un de mes derniers posts, je vous disais que c’était bientôt l’anniversaire de Jean-Claude, mon mouton. Et bien la semaine dernière, nous avons reçu un mail par Hospitality Club (site internet qui met en contact les gens qui voyagent et ceux qui ont un toit à offrir, notre maison-sans-mur est sur le site…) d’un jeune Rennais en tour d’Amérique, du Mexique à l’Argentine, pour un an. Il s’appelle Samuel (sic) et a passé le WE à la maison avec nous.

Il est arrivé vendredi soir, à point nommé pour une petite soirée à la maison avec tous nos amis qui ont profité de nos talents de cuisinières une fois de plus ! Samedi matin, nous avions prévu avec Laure d’aller faire un peu de poney ; Sam s’est joint à nous pour une petite ballade de deux heures sur le volcan Guazapa. Cela fera l’objet d’un autre post sur les petits chevaux du Salvador, car je sens que la plume me démange sur ce thème !

Nous avons passé l’après midi à loquer, à lire, à hamaquer, à chanter avec Sam qui voyage avec sa guitare et qui a pu jouer son répertoire francophone pour notre plus grand plaisir commun ! Et puis (je viens d’être interrompue par une autre araignée géante qui escaladait mon ordinateur, arghhhh, je vis perpétuellement sur le qui-vive…) on a attaqué la soirée avec un jeu de post-it sur le front, qui suis-je, plutôt formateur en espagnol ! Et puis et puis le Necio (petite photo avec Chapatin, le doyen, qui adooooore danser avec Laure, ses seins arrivent juste sous ses yeux, ça lui plait assez!), voilà, un samedi à Suchi de plus. On a beau être plein de résolutions pour aller crapahuter le lendemain, ce qui implique de se coucher tôt, on réussi quand même à s’éterniser autour de la guitare, sans se lasser…. (et là, ils sont tous à côté de moi encore en train de chanter, un ami salvadorien s’est joint à nous, le répertoire est anglophone maintenant).

Réveil matin, j’me réveille pas comme une fleur, besoin d’un doliprane, la faute à un malheureux verre de chaparo, la liqueur locale qu’on s’est senti obliger de faire goûter à Sam ! Le détour par le bouiboui pour manger le petit dèj salvadorien est obligé, on est dimanche ! Il est temps de se mettre sérieusement en route. On attrape le bus vers San Salvador qui nous dépose 20 minutes plus tard dans une Comunidad, El Milingro, que Julien connaît bien puisqu’elle fait partie de son projet d’aménagement du territoire, c’est Sa Colima à lui ! Sur ses cartes, il localise une rivière, la mission, c’est de la trouver, et de la descendre jusqu’au lac. Vaste projet !

C’est après un seul essai infructueux (à savoir une descente dans un ravin qui ne nous botte pas des masses !) qu’on tombe sur un petit chemin escarpé qui nous mènera à la rivière : et là, le chemin qui nous attend est long, parsemé d’embuches, non balisé et bourré de bêtes dangereuses ! Nous sommes revenus piqués par les orties, mordus par les fourmis, agressés par des guêpes de compet’, maltraités par les pierres qui se défilent sous nos pieds avec l’espoir de nous envoyer à l’hôpital-tout-pourri-de-Suchi pour entorse ou cheville cassée ! Nous nous lançons à l’assaut de la caillasse gentiment, parce que l’attirance des piscines naturelles est terrible avec la chaleur qu’il fait ! J’ai envie de jouer à Tomb Rider avec ce décors de Jungle ; on escalade des troncs, on passe dans les lianes, on tombe dans l’eau sans le faire exprès, bref, c’est la fête. Mais au fur et à mesure de la journée, on sent bien qu’il devient urgent d’avancer un peu, l’objectif Lac ne sera finalement pas atteint ! La petite pause déjeuner était bien légère avec une invention culinaire réussie, le sandwich avocat-banane, complètement improbable me direz-vous, mais si, ça marche ! Les pierres semblent faites à notre dos pour une petite sieste, quel bonheur !

Enfin le pont qui veut dire route qui veut dire pick-up potentiel qui veut dire économie de deux heures de marche alors qu’il est presque 17h, et que la lumière du jour décline. Mais il faut encore marcher, avant de trouver la famille qui voudra bien de nous dans sa voiture, nous tout mouillés, nous tout sales, nous tout nous quoi !

Et les images de la journée dans la jungle !


On commence sur des sentiers rouges de terre battue, ce qui est assez rare par ici!

Un cimetière d'arbres

Les premiers pas dans la jungle!


Une jungle qui se fait de plus en plus verte

avec une végétation des plus luxuriantes!

Les acrobates du dimanche...

Le dernier passage difficile où on n'a plus envie de se mouiller les pieds!

1 commentaire:

Unknown a dit…

signe !

1!

==>Ca suffit...?

;-)