vendredi 4 avril 2008

Deuxième manche : s’intégrer


La journée de mercredi a commencé… tôt ! Réveillée par le lever du soleil (5 heures), le chant des coqs, les ouafs des chiens, le passage de quelques camionnettes dans notre rue pavée, le départ des jeunes à l’école ver$s 7h, les gens qui tchatchent dans la rue… Là, je retrouve Saïgon, on se lève tôt par ici. Une vue magnifique sur le lac avec des couleurs embrumées au petit matin, et bientôt une séance de yoga de bonne heure pour bien préparer la journée !

Julien a eu la présence d’esprit de nous faire commencer à treize heures, le temps de s’installer (même si pas moyen, vu l’absence de meubles ! de déballer les affaires), surtout le temps de s’intégrer côté farniente hamac en fait !

On se décide à partir à la découverte du village vers 11 heures, nous avons RDV pour déjeuner à midi. Pas de grands yeux ronds à notre vue, Julien a prévenu les commères (au masculin) du coin de notre arrivée pour ne pas faire jaser ! On marche à l’ombre pour ne pas se faire agresser par le soleil, notre peau est encore trop claire. Vite arrivées sur la place centrale qui se compose d’une église, d’un ou deux hotels avec des petites places pour boire un coup, quelques échoppes où l’on peut se procure l’essentiel, mais pas le superflu !

Première fierté, nous sommes capables de demander notre chemin en espagnol pour trouver la Oficina Tecnica où sont nos bureaux. Nous entrons, et nous sommes aussitôt accueillies par Vic, la directrice. Présentation à tout le monde, poignée de main, une bise, les visages et les prénoms fusent, on ne retiendra rien ni personne, bien sûr !

Puis nous nous mettons en quête d’une place pour déjeuner : plusieurs sont exceptionnellement fermées, en effet, depuis le matin, plus d’eau dans le village (on n’a toujours pas pris de douche, ca commence fort…). Lors de travaux, une canalisation a été coupée, ce n’était jamais arrivé aux dire de Julien. On se pose dans un petit resto, rustique (table en bois, haut plafond, murs kitsh, et étal de nourriture réduits ; Julien nous annonce la couleur, on se lassera assez vite de la nourriture. On croise le maire, les présentations officielles auront lieu plus tard.

Retour au Bureau, on attaque : Réunion avec Vic et Pati sur nos missions, en espagnol. Elles parlent doucement, on comprend assez bien, puis Julien nous assure une transmission de docs, d’info pour préparer nos missions dont je vous parlerai plus tard.

A 16h, nous nous rendons à la mairie (en face ! tout est petit) pour rencontrer Javier, le maire. Il nous a fait une très belle présentation de sa ville, son histoire, ses projets. Il s’est montré enthousiaste pour tout… tout !

Raaa, Un énorme crapaud vient de traverser, très enthousisate, la terrasse du jardin pour se rendre dans la pièce de Julien ; et à lui de nous dire que une fois, il a vu une mygale sur le mur de la salle de bain, la fête !

Après cette entrevue avec Javier, j’étais vraiment cuite. La compréhension de l’espagnole, le décalage horaire, la chaleur, cela faisait beaucoup pour une seule journée !

Mais à peine revenue à la maison, Julien nous invite à manger chez sa copine argentine. A l’autre out du village, la maison est sur le même mode que la notre. Plusieurs personnes sont là et je ne saurais dire si ce sont des collègues ou pas. Des familles souvent avec des petits. Bientôt, c’est le maire qui débarque, avec des plats pour notre diner. Une spécialité argentine, des petits beignets fourrés de je-ne-sais-quoi. Des petites chips avec une sauce à la viande. Et une tortilla avec des morceaux de tomates, de fromage frais, et des herbes diverses. Une petite bière, des palabres qui fusent un peu trop vite pour être captées, et une grosse envie de dodo…

1 commentaire:

Pierre et Lucia a dit…

hihi, la douche froide, je connais (confort et Amérique centrale et Caraïbes je dirais)

Pour les grenouilles qui jaillissent du trou de la douche, aussi je connais: méfie toi si tu entends un écho dans le siphon.

Je suis ravie que tu comprennes un minimum ce qu'on te raconte, t'es trop forte ;)