lundi 21 avril 2008

Une virée au Tunco

On a commencé le WE en mode « tout mou »: sonné 16h vendredi soir, et pas la moindre envie de nous bouger les fesses pour prendre un bus pour San Salvador. On s’est vautré comme des loques dans notre jardin au soleil, soit disant pour préparer notre peau au soleil. On a profité du coucher de soleil, et à 9h, tout le monde au dodo.

Samedi matin, l’appel du large se fait sentir plus tôt pour Laure et moi que pour Julien, et on attend patiemment qu’il se réveille, avec la bonne idée d’aller se faire un petit déj’ salvadorien sur le marché : Haricot rouge en purée, œufs brouillés avec oignons, tomates et poivrons, fromage frais et bananes cuites. L’estomac plus que bien rempli, on s’achemine vers l’arrêt de bus. Arrivés à SS, on rejoint Aline et Morgiane chez elles, puis tout ensemble (le gars n’a pas l’air de se plaindre à l’idée de passer son WE avec des nanas), on prend un bus, direction le Pueblo de la Libertad, d’où on cherchera le long de la plage/de la route une place pour dormir.

Et quelle place nous avons trouvée ! Après quelques tentatives infructueuses auprès de petits hôtels soit pleins, soit au tarif exorbitant, Aline a la bonne idée d’appeler un pote à elle qui est dans le coin. Aussitôt, celui-ci se propose de venir nous chercher et de nous héberger pour la nuit. Il s’avère qu’il s’appelle Sergio, vit plus ou moins entre ici et SS où il mène quelques business pas très clair pour vivre. Pour humble demeure, il nous propose une maison de rêve mais un peu inachevée, qui s’est transformé en squat géant pour lui et ses potes surfeurs (pas de meubles, des matelas et un frigo, de quoi vivre confort quoi…). Il est sensé vendre cette maison, enfin, plus ou moins, il en fait un peu ce qu’il veut. Le plan s’avère vite très tranquille, on se fait un goûter improvisé à notre arrivée, et de 17h à 21h, on est resté faire nos loques devant la mer, sur un bout de caillou. La mer est agitée, impossible de nager, il faut préférer l’option « se faire retourner dans les rouleaux » pour profiter de la fraîcheur de l’eau ! On a donc fait la connaissance de la bande qui habite ici, des mecs qui surfent et ont quelques moyens de s’acheter à manger et de l’essence à mettre dans la voiture. Des moyens qui ne m’apparaissent pas très net d’ailleurs.

Vers 21h, on se bouge de la plage pour se préparer avant d’aller à une soirée organisée dans le coin et dont on avait entendu parler depuis Suchitoto. On se pose sur la terrasse le temps que tout le monde se préparer, et là, une vraie tempête éclate, alors que Sergio m’avait dit dans la soirée que la saison des pluies commençait beaucoup plus tard au bord de la mer. Ouais… (a droite, le genre de maison pas terminée qui foisonnent sur la côte: raison?)

On s’est rapatrié à plus d’une dizaine sous le bout de toi, sur les matelas pour éviter de prendre l’eau pas le dessous et sous des duvets pout éviter par le dessus : on est resté en mode « tout mou » une nouvelle fois pendant presque deux bonnes heures, à faire un peu plus ample connaissance et à écouter Aline gratter un peu de musique : ce cliché de soirée avec des surfeurs et une guitare….

Sur le coup de 23h, la pluie s’est enfin arrêtée, on est allé manger un bout et puis on s’est enfin rendu à cette fameuse soirée. Bon, on le savait depuis le début, c’était une sorte de mini rave party dans une maison au bord de la plage, la maison du fils d’un pote de Suchi en fait. La clientèle allait avec l’esprit de la soirée, mais je regrette pas l’expérience, c’était assez « curieux ». Sans plus de commentaire…

On est rentré dormir dans la maison vers 4h du mat’, et le soleil et la chaleur, bien matinale, nous ont sorti du lit à 8h : une petite nuit mais au moins, on aura profité de notre journée de dimanche. Nouveau petit déj’ local, plein de baignades (dans la mer et dans une piscine à moitié remplie), une grosse sieste sous les cocotiers, et le bruit des rouleaux plein les oreilles, quel bonheur !

La plage est uniquement fréquentée par les locaux, et en fin de semaine, ils viennent tous se rafraichir ici : la vie et les gens y sont plus souriants qu’à SS. Tout le monde se baigne tout habillé, il y a plein de petites huttes de palmiers pour se poser sur un hamac et manger un bout de poisson, les enfants sont recouverts de sable noir, jouent au foot, s’enterrent dans le sable. Un peu de vie autour de nous fait du bien, Suchi est tellement calme ! Les vagues viennent nous lécher les pieds pendant la pause déjeuner, quel bonheur…

Et déjà, il est l’heure de reprendre le bus ; Sergio a la gentillesse de nous ramener jusqu’à SS, et le long de la route, il conduit de façon assez originale : dans la mesure où la remontée sur SS est en lacet et qu’on ne voit rien et que c’est pourri par de vieux bus et camions, Il double par le bas-côté, par la droite… De San Salvador, on se trompe de bus pour rejoindre le terminal et je serai curieuse de voir sur une carte les détours qu’on a parcouru, mais bon, c’est une façon comme une autre de découvrir la ville, pourquoi pas… Ce petit détour qui nous prend plus d’une heure de fait, et installés dans notre bus pour Suchi (le 8ème du WE, et le dernier….), la faim nous taraude et on attaque le pot de Nutella acheté par Daniela en prévision de crêpes bretonnes au doigt. Que c’est bon de faire n’importe quoi tout au long d’un week-end…

1 commentaire:

Jimmy a dit…

En agrandissant la 6ème photo de ton article, j'ai découvert l'impensable, l'inimaginable, l'indescriptible : et oui c'est bien une cannette de bière que tu tiens entre tes mains.
Si j'avais pût imaginer...
Je ne m'en remettrais décidément pas de sitôt, sauf si tu postes une photo te montrant buvant un grand cocktail de fruits (sans rhum)!

bonne continuation (!)*
:-p

*c'est décidé j'adopte cette expression!