Tout se devait de commencer par quelque chose de mémorable, quelque chose qui resterait dans les annales des départs en voyage loupé/comique/pathétique (au choix !).
Et oui, vous n’en croirez pas vos yeux que je puisse être aussi stupide, mais j’ai quand même réussi à oublier sur le bureau de la chambre d’ami à la maison mon portefeuille avec tous mes papiers, la carte de crédit, etc… et je m’en suis rendue compte à l’arrivée à la gare lorsque je m’apprêtais à retirer mon billet de train en borne libre service ! Gros oubli sans gravité, mais témoignage d’un esprit un peu à côté de la plaque pour le départ.
Arrivée à la gare avec mes 40 kilos de bagage (la faute à 15 kg de livres…), Melou au bout du quai qui m’a sauvé la vie, Flo et ses bons conseils de trajets pour aller attraper le RER le lendemain qui m’ont évité les couloirs interminables du métro parisien, la gentillesse de quelques parisiens qui ne devaient pas être des vrais, ma tête en l’air qui m’a fait prendre comme premier RER le A au lieu du B, Laure sur le quai avant d’attraper l’avion, un vol avec un équipage encore plus à l’ouest que je ne l’étais, une course effrénée dans l’aéroport de Miami (on a réalisé l’impensable, ce que personne n’avait jamais réussi à faire, attraper la correspondance pour San Salvador en 2 heures !), bref, autant de petits détails qui sont déjà dans ma tête. Je les écris ici parce que je veux être capable de me rappeler de tout ça, mais sans doute que ça n’intéressera que moi…
Et les emmerdements attendus aux douanes de France et d’ailleurs qui n’eurent pas lieu… Julien (notre colloc/collègue/coopérant pour l’ONG pour laquelle nous travaillons) nous attendait à la sortie de l’aéroport. Première chaleur, premier bonheur, que cela fait du bien d’être enfin reparti, sur le terrain, à l’aventure…
Une heure et des brouettes plus tard, nous découvrons avec surprise (d’autres, je les vois d’ici genre JM, Dadoo, diraient, « avec stupeur ») notre maison. Louée par la mairie pour les coopérants d’Apoyo Urbano (l’ONG), elle est tout ce qu’une roots comme moi pouvait souhaiter :
Douche spartiate à l’eau froide
Trois pièces, trois lits, point. (et des lits artisanaux !)
Une terrasse ombragée, quelques petits sièges de bois, deux hamacs, une table pour poser le PC et rédiger le blog le soir, une cuisine avec frigo et four pour faire à manger (on n’est pas à Saigon ici, il faut travailler un peu le soir !), et un évier façon, façon ?? mais pas en faïence, c’est sûr ! Pas de machine à laver, pas de ventilateur, pas de miroir, pas d’étagères (mais ça, on va tacher d’y remédier rapidement !), pas de portes (bientôt des rideaux ?), des chauves-souris, un petit scorpion, des lézards, des chats et des chiens qui passent dans le jardin, des cigales qui chantent, pas d’intimité et on partage tout avec les animaux !
Un jardin donc un petit cinquantième est entretenu par Julien pour avoir piment, herbes diverses dont de l’origan (c’est fabuleux l’origan !) ; le reste tombe vaguement à pic vers le lac, enfin, on ne sait pas très bien, ce n’est pas accessible ! Et le réseau d’eaux pluviales qui le traverse, il paraît que ca fait une rivière avec une cascade au bout pendant la saison des pluies. Mais ça transporte surtout quantité de sacs plastiques qu’on se fera une conscience environnementale de retirer dès que cela fera foison !
Des règles simples : on sépare l’organique du reste. A savoir, on jette tout l’organique derrière le mur de la cuisine, on ne voit rien, on ne sait pas.
On ne jette pas le papier toilette dans la cuvette des toilettes, parce qu’on n’a pas de réseau d’assainissement, tout va dans une fosse septique qui ne marche pas, et en aval de notre jardin. Mais merveille, ca ne sent rien !
Voilà, prenez donc bien conscience de votre confort quotidien, sans doute que la douche chaude et la télé dans un canap’ tout moelleux vont me manquer un peu, on ne renie pas ses origines d’un coup de « maison magique au bord d’un lac si peu pollué » !
Nan, sans blague, la vue est belle, il ne fait pas trop chaud et le hamac, c’est le pied !
1 commentaire:
Ahaaaaaaa ca y est j'ai pris 6 chapitres de retard... pourtant j'avais vérifié les premiers jours.
Chtite saloperie t'écris vite!!!
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