Une tempête sévit en Amérique Centrale depuis trois jours. Elle a fait s’écraser un avion de la ligne de Taca au Honduras vendredi, sans faire de mort il me semble. Nous connaissons un temps qui s’apparente à une mousson saïgonnaise à son apogée, c'est-à-dire qu’il pleut toute la journée, et que par moment, il faut oublier toute activité, à l’exemple de la conduite, puisqu’on ne voit plus rien et qu’on évolue dans des rivières désordonnées sur la route.
Plus concrètement, notre maison se maintient mais prend l’eau, l’humidité s’imprègne jusqu’à l’os sans la moindre douche chaude à l’horizon pour se faire du bien ; on a envie de pull over (ce que je n’ai pas jugé indispensable de mettre dans ma valise…) et de chocolat chaud (là, notre voisine nous fabrique des pavés de cacao à faire fondre dans le lait après, plutôt pas mal !). Et c’est parti pour durer comme ça encore 5 jours. Mes sinus se sont bouchés, s’accompagnant d’un mal de tête aigu et en l’absence de perspective de guérison classique avec mes petits-médicaments-de-France, et bien je me force à faire passer dans tout le circuit nasal de l’eau et du sel, c’est dégueu, mais c’est la méthode alternative qui ne marche pas trop mal. Et oui, Martine ne peut pas aller chez le médecin…
Voilà, et pour accompagner cette douce pluie (sic), un petit week-end de travail. Silvia, la responsable de l’ONG pour laquelle Laure et moi travaillons est arrivée vendredi pour une tournée de tous ses projets en Amérique Centrale. Nous nous sommes donc réunis ce WE avec les coopérants disponibles pour faire un point sur les projets, avec dans l’idée de faire tout ça autour d’un verre, les pieds dans la piscine pour que ça ressemble un peu à des vacances pour Silvia.
Bon, avec le temps, ça a été un peu l’échec, on s’est fait roulé dans les vagues sous des trombes d’eau, mais l’eau restait chaude. On a pas mal avancé sur notre projet, pris des cours de cartographie, échangé sur l’action urbaine en Amérique Centrale et les projets d’Avenir d’Apoyo Urbano ; des perspectives professionnels se dégagent un peu dans la mesure où Apoyo a un partenariat pour faire partir des Volontaires Internationaux en appui auprès de Collectivités Locales en Amérique Centrale sur des projets qui touchent essentiellement les thématiques de la revitalisation de centres patrimoniaux et d’aménagement de quartiers qui vont du bidonville à la cité dortoir. Et l’ONG cherche à s’implanter et à diversifier son activité avec des missions sur un temps plus long que la classique durée de stage. D’où les perspectives !
Le campement improvisé pour plus de convivialité.
Silvia est quelqu’un d’étonnant, je la connaissais à peine pour ne l’avoir rencontré que 2 heures à Lyon, et nous avons passé un super WE et pas que de travail, elle a dormi sur des matelas tous moisis avec nous, elle a picolé avec nous, elle s’est fait rouler par les vagues avec nous, bref, trop cool ! On se revoit dans 10 jours pour présenter nos premières conclusions devant le Conseil Municipal et puis elle viendra passer une journée avec nous à Colima, histoire qu’on lui présente Brocolina-la-mangeuse-de-chauve-souris, qu’elle constate que ses stagiaires ont droit à logement gratuit avec piscine et qu’on aille quand même jeter un coup d’œil au problème de déforestation du coin. Je suis d’un cynique, c’est désolant…
Voilà, tout ça pour vous dire que je ne suis pas bronzée, que je travaille pendant mes week-ends, qu’il pleut chez nous comme vache qui pisse en Bretagne mais que la vie ici n’en est que plus chouette puisque riche et variée ! Et pleine de perspective…
3 commentaires:
Le détail qui tue sur le campement improvisé : Le rouleau de PQ.
Tu nous as pas parlé de vos problème de dissantrie. Lol
pas de problème de dysenterie, c'est Magali qui mouche! on est plutot enrhumés par les temps qui courent!
J'arrive pas à décoller, je fais un retour en arrière...
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